Chapitre 176 - Les quatre mondes

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Chapitre 176 - Les quatre mondes

Message  Schlangan le Jeu 19 Juil 2018 - 6:34

A peine arrivés sur la planète disque, tous les dieux de la planète Naycerl venaient d'être téléportés. Petit à petit, tous purent se réveiller et découvrir l'endroit dans lequel ils se trouvaient. Lorsque Van't Folth ouvrit les yeux, il se trouvait dans un lit, dans une chambre. Les murs de la chambre semblaient composés de rondins de bois. A sa droite se trouvait une fenêtre, dont les volets étaient clos. La lumière du jour filtrait à travers les volets. Etonné, Van't Folth se redressa. Il était en pyjama. Explorant du regard la chambre, il décela une armoire, qu'il ouvrit. A l'intérieur se trouvait son costume et ses chaussures. Sur la table à côté était rangé son monocle. Après s'être habillé, Van't Folth ouvrit les volets. De la fenêtre, il voyait uniquement des arbres. Une forêt semblait s'étendre de ce côté. Van't Folth décida alors de quitter sa chambre, et ouvrit la porte. Il entra ainsi dans un petit salon, où se trouvaient Mokukin et Katerina. Tandis que Mokukin regardait par la fenêtre, Katerina était en train de prendre le petit déjeuner.

Van't Folth : Intéressant.
Katerina : N'est-ce pas ? On a de quoi manger, c'est pratique.
Van't Folth : Certes. Nous semblons avoir été téléportés ici.
Mokukin : Oui. Et nous nous trouvons dans une cabane, au milieu d'une forêt.
Van't Folth : Etrange.

Van't Folth se dirigea vers la porte, et l'ouvrit. Seuls des arbres s'étendaient à perte de vue. Van't Folth sortit, et entreprit de faire le tour de la cabane. De chaque côté, uniquement des arbres. Retournant de nouveau dans la cabane, il décida de fouiller les autres pièces. En plus du salon se trouvait une cuisine, les chambres de Katerina et Mokukin, ainsi qu'une salle de bains. Van't Folth retourna donc dans le salon, perplexe.

Mokukin : Un problème ? Vous avez l'air soucieux.
Van't Folth : J'ai constaté qu'il y a un interrupteur et un néon dans la salle de bains. Une lampe de chevet également dans ma chambre. Il y a donc de l'électricité.
Katerina : Et alors ?
Van't Folth : Puisque nous ne voyons que des arbres, il doit y avoir des câbles souterrains.
Mokukin : Peut-être que les trouver et les suivre nous amènerait à quelque chose.
Van't Folth : Exactement.

Pendant que ce groupe restait intrigué, quelqu'un d'autre se réveilla. Sarah ouvrit les yeux. Elle se trouvait dans un lit, dans une pièce climatisée. A première vue, la pièce ne possédait pas de fenêtres, mais une porte. Une lumière tamisée augmentait progressivement en intensité, pour atteindre un seuil équivalent à lumière du jour. Sarah s'étira, et constata ses habits de nuit, puis vit ses habits de jour posés sur une chaise dans la pièce. Sarah se vêtit donc, et décida de quitter la pièce. Elle déboucha sur un couloir, avec la même ambiance, qui lui-même menait à une porte au fond. Quittant le couloir et entrant dans cette nouvelle pièce, elle découvrit une salle plus spacieuse, avec un canapé et une grande table. Une télévision se trouvait posée derrière la table. Alors que Sarah venait de voir des dépliants sur la table, quelqu'un d'autre entra dans la pièce, débouchant d'un autre couloir. Il s'agissait du général du feu, Zintaih.

Zintaih : Yo !
Sarah : Donc je ne suis pas la seule à être ici. Tout le monde est là ?
Zintaih : Heu, aucune idée, je viens de me réveiller. Ça a l'air sympa ici.
Sarah : Mouais. Je préfèrerai savoir où nous sommes.

Une nouvelle porte s'ouvrit, de laquelle émergea cette fois le général du métal, Kintansen. Celui-ci sembla satisfait de rencontrer des gens connus.

Kintansen : Ah. Aurions-nous tous été téléportés au même endroit ?
Zintaih : Il semblerait. Bon, que s'est-il passé, déjà ?
Sarah : L'hologramme a dit quelque chose, puis nous nous sommes retrouvés ici.
Zintaih : Bah, repartons d'ici.
Sarah : Très juste, inutile de perdre notre temps. KATEMI SUZURE.

Sarah tenta d'ouvrir une brèche spatiale, mais rien ne se produisit.

Zintaih : Pff, quelle andouille, c'est comme ça qu'il faut faire !

Zintaih tenta de faire de même, mais ce fut sans effet également. Sarah ne put s'empêcher de lui donner un coup sur la tête.

Kintansen : Il semblerait que nous ne puissions pas procéder ainsi. Essayons de voir si les autres sont ici.
Sarah : Mouais, bonne idée.

Le groupe entreprit donc de fouiller le bâtiment, mais ils comprirent vite qu'hormis les commodités de base et leurs trois chambres, il n'y avait rien de plus. Le groupe se rendit donc vers la porte d'entrée et l'ouvrit, pour entrer dans un sas. Un indicateur de danger de choc thermique était inscrit. Zintaih décida de l'ignorer, et appuya sur le bouton principal permettant d'ouvrir le sas. Au lieu d'ouvrir la porte, le bouton fit monter rapidement la température dans la pièce.

Sarah : Mais il fait super chaud !
Zintaih : Ah bon ?
Kintansen : Et ça continue de monter.

En effet, la température continuait de monter, jusqu'à atteindre une cinquantaine de degrés. Le sas se déverrouilla alors. Au moment où Zintaih l'ouvrit, une bouffée de chaleur les frappa soudainement.

Kintansen : Il fait encore plus chaud dehors !
Sarah : C'est invivable !
Zintaih : Ah bon ?
Sarah : Tu es déjà à moitié nu, c'pour ça !
Kintansen : C'est surtout car le feu est son élément, je dirais. Bref, sortons.

Le groupe quitta donc le sas, arrivant dans une zone dont la température était facilement supérieure à 75 degrés. A part Zintaih, les autres avaient même du mal à respirer à cause de la chaleur. Tous comprirent rapidement la source de cette température. De gigantesques forges martelaient le métal, visiblement sans aucun opérateur, provoquant de puissants bruits, et des rafales de vent brûlant à chaque coup.

Sarah : Il va vraiment falloir que l'on trouve comme sortir d'ici.
Kintansen : Je suis d'accord.
Zintaih : Hmm.

Laissons ce groupe tranquille, car pendant ce temps, Michaël avait à son tour ouvert les yeux. Il se trouvait également dans un lit, dans une sorte de demi-sphère spacieuse faisant office de chambre. Etonné, Michaël se leva, réalisant au contact du sol froid sur ses pieds qu'il était en caleçon. Néanmoins, il trouva ses habits posés sur une table circulaire à côté du lit. Il n'y avait aucune fenêtre à sa chambre, si bien que Michaël décida d'en sortir une fois habillé. Alors que son estomac gargouillait, Michaël découvrit une pièce beaucoup plus grande, elle-même sous forme de demi-sphère. Mais contrairement à sa chambre, des vitres recouvraient le plafond, lui permettant de voir... l'espace, illuminé de nombreuses étoiles. Admiratif du spectacle pendant un court instant, l'estomac de Michaël reprit rapidement le contrôle, l'amenant à se diriger dans une partie de la pièce qui faisait office de cuisine. Michaël ouvrit ensuite le réfrigérateur, en quête de nourriture satisfaisante. A ce moment, Aveline entra dans la pièce. Celle-ci ne voyait toutefois pas qui était en train de farfouiller dans le réfrigérateur.

Aveline : Mortel, sors ta tête de cet engin, et présente-toi à moi.
Michaël : Ouais ouais, deux secondes.
Aveline : Oserais-tu réfuter mon ordre ?
Michaël : Ouais ouais, une seconde.

Alors qu'Aveline allait s'agacer, Michaël sortit finalement sa tête, ayant récupéré assez de nourriture pour cinq repas. Aveline soupira.

Aveline : Ah. C'est toi.
Michaël : Ben oui c'est moi. Et ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu ce ton autoritaire.
Aveline : Bah. Je suis une déesse, ne l'oublie pas.
Michaël : C'est vrai qu'on ne pouvait rien contre toi la première fois qu'on s'est rencontrés. Nous n'avions jamais vu le commandant se faire battre aussi facilement.
Aveline : Evidemment.
Michaël : Maintenant, bien sûr... les choses ont bien changé.
Aveline : Hmf. Mais peu importe, où sommes-nous ?
Michaël : Bonne question, nous avons été téléportés quelque part visiblement.
Yaminiga : Une sorte de station spatiale.
Michaël : Ah, ça explique pourquoi on...

Michaël se retourna abruptement, en direction de Yaminiga, qui était en train de lire un livre dans un coin de la salle.

Michaël : Mais... Comment fais-tu pour toujours passer inaperçue comme ça ?
Yaminiga : Je maîtrise les ombres et la lumière maintenant, c'est un effet secondaire.
Michaël : ...
Aveline : Donc une station spatiale ?
Yaminiga : En faisant rapidement le tour de la pièce, il y a des écrans montrant la station vue de l'extérieur. Nous sommes en orbite autour d'une étoile.
Michaël : Hmm. Je ne pense pas que cela nous rapproche des antémentaires. Les autres sont ici ?
Yaminiga : A part vous deux, je n'ai vu personne.
Aveline : Nous n'avons donc pas à rester ici, téléportons-nous.
Yaminiga : Katemi Suzure ne fonctionne pas ici. Mais c'était à prévoir.
Michaël : Ennuyeux. Tu as fait le tour de la station ?
Yaminiga : Non, pas encore.
Aveline : Et qu'est-ce que tu lis ?
Yaminiga : Un recueil d'astronomie. Cette étoile s'appelle Tenebrae Draconis. Mais je n'en sais pas plus.
Michaël : Bien, allons explorer alors.

Yaminiga posa le livre, et le groupe se dirigea vers l'unique porte ne menant pas aux chambres. Tous entrèrent alors dans un couloir dont les murs étaient des vitres, permettant de voir l'espace environnant. Au bout du couloir, le gruope pénétra dans ce qui s'apparentait être une serre. Mais de l'entrée, ils ne parvenaient pas à en voir l'extrémité.

Aveline : Drôle d'endroit.
Yaminiga : En effet. Mais au moins, cela nous fait de l'oxygène.
Michaël : Essayons de trouver d'autres personnes.

Ailleurs, Voice ouvrit les yeux. Puis il les referma et se rendormit. Celui-ci ne nous étant d'aucune utilité, tournons-nous vers Shikurina, qui... était prête à sortir de la pièce ? Non mais attend ! La scène !

Shikurina : Hmm ? Je croyais que Voice allait être celui narré.
Auteur : Il s'est rendormi, cela aurait été futile.
Shikurina : Bon, eh bien décrit ma pièce, si tu veux.
Auteur : Hmf. La prochaine fois je ne prendrai pas le temps de lire un manga entre deux paragraphes.
Shikurina : Vu ce que tu lisais...
Auteur : Hmm ? Un souci ? Crois-tu que la touche Entrée ne fonctionne que sur Schlangan ?
Shikurina : Heu, non, non, rien.
Auteur : Bien, reprenons.

Shikurina venait de se prendre les pieds dans le tapis au sol de la chambre où elle se trouvait. Une fenêtre, bien qu'impossible à ouvrir, se trouvait enfichée dans le mur de briques d'un côté de la pièce. Shikurina ayant déjà récupéré ses affaires, ouvrit la porte de sa chambre, et déboucha dans un salon. Le général de la terre, Bikari, était déjà présent et se trouvait sur une chaise.

Bikari : Bonjour.
Shikurina : Bonjour, Bikari. Où sommes-nous ?
Bikari : Aucune idée. Vraisemblablement là où nous sommes "en sécurité", selon l'hologramme que nous avons rencontré.
Shikurina : Peut-être, mais je n'ai pas l'intention de perdre mon temps ici, partons.

Shikurina tenta de créer une brèche spatiale, mais ce fut sans effet. Elle tiqua, puis décida de s'asseoir.

Bikari : Ça ne fonctionne pas ?
Shikurina : Non. Donc, tu t'es réveillé dans cette maison aussi ?
Bikari : Tout à fait. Au vu des pièces, je dirais que nous sommes quatre dans cette maison.

A ce moment là, Holten entra dans la pièce. Il alla prendre une chaise et s'assit à côté des deux autres, visiblement peu réveillé.

Holten : Mmmmh. 'Jour.
Shikurina : Intéressant, bien que nous ayons été téléportés, on dirait que nous avons passé une nuit ici.
Bikari : Oui, peut-être avons-nous été endormis puis déplacés. Mais étrangement, j'avais ma robe de nuit, que je n'ai pourtant pas prise avec moi quand nous sommes arrivés sur la planète disque.
Shikurina : Exact.
Bikari : Il reste à savoir qui est le dernier dans la maison.
Shikurina : Probablement Voice, vu ma conversation avec l'auteur.

Le dénommé Voice entra notamment dans la pièce, visiblement reveillé et surpris.

Voice : Bonjour. Où sommes-nous ? Un éclair m'a frappé, et ça m'a réveillé.
Bikari : Un éclair ? Etrange.
Shikurina : Je peux presque en deviner l'origine.
Holten : Mmmmh. On fait quoi maintenant ?
Shikurina : On va attendre que tu réveilles, puis nous devons déterminer où nous sommes.
Bikari : Sortons, un peu d'air lui fera du bien.

Le groupe quitta donc la pièce, au grand dam du général de l'eau sombrant encore dans le sommeil. Mais, à peine eurent-ils ouvert la porte, qu'une forte odeur de soufre atteignit leur nez.

Holten : Baaaah ! C'est quoi ça !
Voice : Ça sent le soufre.
Bikari : Ce n'est pas moi, je vous jure.
Shikurina : Non, ce n'est qu'une expression, encore que, non, ça sent vraiment le soufre.

Un grondement se fit entendre, et du paysage désolé s'offrant au groupe, un puissant jet d'eau émergea du sol à plusieurs dizaines de mètres de leur position, et de hauteur.

Bikari : Un geyser ! Voilà la provenance de l'odeur de soufre !
Shikurina : Bon. Il n'y a rien à perte de vue.
Holten : Nous ne pouvons pas être au milieu de nulle part.
Voice : Il faudrait peut-être trouver quelque chose, quelque part ?
Holten : Ça va être dur de faire moins précis...
Voice : Ben...
Shikurina : Nous devons en effet découvrir que faire, et retrouver les autres. La question est : par où commencer ?

Loin de tout cela, dans une grande ville, une antémentaire accompagnée d'une petite créature courrait dans une rue. Essoufflée, celle-ci se cacha derrière un mur, semblant vouloir se cacher de quelque chose.

Izaa : C'est impossible. Si ça continue, tous les antémentaires seront exterminés. Nous sommes en grand danger !
Mugu : Mugu mugu mugu.


Suite au prochain chapitre

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